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Pierre et l’aube

@pierrecomandu

Chemin po(ï)étique à la suite des @poemesdujour. Doctorant en études théâtrales. Papa des @presencesnuit. Qui va lentement va doucement.

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Semi-échec : on s’est occupé de deux copies, on a renversé du thé, après on a paniqué en revenant toujours aux poèmes de l’aube comme au temps de la préparation des cours, c’est à se demander pourquoi on s’obstine à entrer dans un moule qui en quatre ans n’a marché qu’au forceps.

Semi-échec : on s’est occupé de deux copies, on a renversé du thé, après on a paniqué en revenant toujours aux poèmes de l’aube comme au temps de la préparation des cours, c’est à se demander pourquoi on s’obstine à entrer dans un moule qui en quatre ans n’a marché qu’au forceps.
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Mode d'emploi pour la paix : se dire qu'on ne vaut pas plus qu'un jour ou deux dans un millénaire, passer sa tête à la fenêtre et, face aux étoiles, être de peu. Se faire moins - moins, tout court, réserver sa langue à l'essentiel : le disparu, un oiseau, un thé. S'extraire.

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Refermer la traversée hallucinée et intime de l’Amérique pendant deux ans de la vie de Kerouac, vivre avec lui, entendre sa parole, se sentir proche sa foi, de ses doutes aussi. Folle traduction vibrante et vivante de Station Underground d'Emerveillement Littéraire, on croirait lire Kerouac écrivant en français.

Refermer la traversée hallucinée et intime de l’Amérique pendant deux ans de la vie de Kerouac, vivre avec lui, entendre sa parole, se sentir proche sa foi, de ses doutes aussi. Folle traduction vibrante et vivante de <a href="/LucienSuel/">Station Underground d'Emerveillement Littéraire</a>, on croirait lire Kerouac écrivant en français.
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Cafés en hiver – corrigeant des copies, ne pas être tout à fait ce que la terre poétique a fait de moi. Des hommes parlent de choses d’adulte. Au supermarché, sur les épaules de son père, un enfant dit : « bon il faut payer là », tandis que j’observe depuis un monde sans porte.

Cafés
en hiver –
corrigeant des copies,
ne pas être
tout à fait
ce que la terre
poétique
a fait de moi.

Des hommes
parlent de choses
d’adulte.

Au supermarché,
sur les épaules de son père,
un enfant dit :
« bon il faut payer là »,
tandis que
j’observe
depuis un monde
sans porte.
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📚 Blanche, in Collectif (Pierre Comandu, Manon Andreo, Gautier Hertzler), Prémices 1 - Prix d’écriture théâtre#poésie orale, Pézenas, Domens, « Théâtre/Tangente », 2022. 📚 Il doit peut-être bien en rester : domens.fr/theatreTangent…

📚 Blanche, in Collectif (Pierre Comandu, Manon Andreo, Gautier Hertzler), Prémices 1 - Prix d’écriture théâtre#poésie orale, Pézenas, Domens, « Théâtre/Tangente », 2022.

📚 Il doit peut-être bien en rester : domens.fr/theatreTangent…
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Un soir, rentrant tôt en premier train, j’observe le désir vain d’avoir parlé à d’autres âmes : qui aura partagé le thé en bouche, l’odeur de nuit. Pareil dissemblable – proche, lointain. Parfois, de sagesse que l’appel d’air – n’ai été moi-même que sur les doigts d’une main.

Un soir,
rentrant tôt
en premier train,
j’observe
le désir vain
d’avoir parlé 
à d’autres âmes :
qui aura
partagé
le thé
en bouche,
l’odeur de nuit.

Pareil
dissemblable –
proche,
lointain.

Parfois,
de sagesse que
l’appel d’air –
n’ai été moi-même
que sur les doigts 
d’une main.
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Tout se perd et rien ne vous touche Ni mes paroles ni mes mains Et vous passez votre chemin Sans savoir ce que dit ma bouche youtube.com/watch?v=xeGKRp…

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Dausmenil — marche, pleine fin d’hiver matinale. Reflet de fin de soir sur les eaux – deux chiens se courent après, bruits de clicker puis, cascade sous le pont de bois. Je retiens souvent quelques bribes de présent que tes mains partagent – contempler suffit au jour, ce soir.

Dausmenil —
marche,
pleine fin
d’hiver
matinale.

Reflet
de fin de soir
sur les eaux –
deux chiens
se courent
après, bruits
de clicker
puis, cascade
sous le pont de bois.

Je retiens
souvent quelques
bribes de présent
que tes mains
partagent –
contempler
suffit au jour,
ce soir.
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Dimanche – chacun de mes mots a ancré le passage du présent-sable : coucher du soir sur le lac, fin de neige sur les galeries du musée, retour simple au silence, appel d’air. J’observe le souvenir comme ici et maintenant, laissant au présent l’opacité du message, croyant dire.

Dimanche –
chacun de
mes mots a
ancré le passage
du présent-sable :

coucher du soir
sur le lac,
fin de neige sur
les galeries du musée,
retour simple
au silence, 
appel d’air.

J’observe
le souvenir comme
ici et maintenant,
laissant au présent
l’opacité du message,
croyant dire.
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Arbres de janvier – ancrage du présent, dans l’odeur du froid : jour comme un passé, promesse de mars. Derniers rayons ocres sur les fenêtres des bibliothèques – en silence, chemin de se ressembler. Le lendemain, j’emporte tes jours, l’odeur du vécu – comme un coucher d’hiver.

Arbres
de janvier –
ancrage
du présent, dans
l’odeur du froid :
jour comme
un passé,
promesse
de mars.

Derniers rayons
ocres sur
les fenêtres
des bibliothèques –
en silence, chemin de
se ressembler.

Le lendemain,
j’emporte tes jours,
l’odeur du vécu –
comme un coucher
d’hiver.
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Soleils en hiver – lumières blanches, sur couloirs aux odeurs de café. Ma terre fait des bonds d’une sensation à l’autre, et ce que contient la surface de mon langage, je ne peux peut-être plus le communiquer. Modelé par l’argile du mot, j’écris parfois pour le geste – un pas.

Soleils 
en hiver –
lumières
blanches, sur
couloirs aux odeurs
de café.

Ma terre
fait des bonds
d’une sensation
à l’autre, et
ce que contient
la surface de mon langage,
je ne peux peut-être
plus le communiquer.

Modelé par
l’argile du mot,
j’écris parfois pour
le geste –
un pas.
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Poème bref – l’odeur du saké chaud, ciel clair, lumières dans les caves et vin moelleux : les choses me frôlent en rails intérieurs, j’ai besoin du silence pour les nommer, atteindre leur vérité. Cela fait beaucoup d’années que je suis en quête du moyen juste d’être au monde.

Poème bref –
l’odeur du saké chaud,
ciel clair, lumières 
dans les caves et
vin moelleux :

les choses me frôlent
en rails intérieurs,
j’ai besoin du silence
pour les nommer,
atteindre
leur vérité.

Cela fait
beaucoup d’années
que je suis en quête
du moyen juste
d’être au monde.
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Cafés en milieu d’hiver – qui aidera ce chemin solitaire consistant, chaque jour, à se mettre en quête de sa vérité : menant une barque égarée que tous applaudissent, sans rien savoir, ni l’âge du capitaine ni plus que moi la direction. Je force le passage du silence en vain.

Cafés
en milieu
d’hiver –
qui aidera
ce chemin solitaire
consistant, chaque jour,
à se mettre en quête
de sa vérité :

menant une barque
égarée que tous
applaudissent, 
sans rien savoir,
ni l’âge du capitaine
ni plus que moi
la direction.

Je force le passage
du silence
en vain.
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Poème pour peu, disant tout juste la réalité de ce que j’aurais à dire – cafés, ciels clairs et ma joie demeurant de ciseler la langue, préférant le peu au beaucoup. Derniers mots pour janvier – je me souviens qu’en février avait grandi le forsythia de mon père, on passe.

Poème pour 
peu,
disant tout juste
la réalité de 
ce que j’aurais 
à dire – cafés,
ciels clairs et
ma joie demeurant
de ciseler la langue,
préférant le peu
au beaucoup.

Derniers mots
pour janvier –
je me souviens qu’en février
avait grandi le forsythia 
de mon père,
on passe.